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Etre capable de changer soi-même pour montrer l’exemple et…laisser l’autre libre de ses choix

Quelle attitude adopter face aux défis ? Se limiter aux poncifs de l’optimisme, se complaire dans les slogans de l’immobilisme ? Ou serait-il possible d’envisager les défis sous un autre angle?

 

Par “défi”, il est ici question de chaque fois où je me retrouve dans une situation inconfortable, dont je me plains. Il peut aussi bien s’agir d’une difficulté relationnelle que d’un ressentiment d’incompréhension, par exemple.

 

Les poncifs de l’optimisme assènent que “réussir, c’est facile

 

On entend alors “‘il n’y a qu’à..faire“, “il faut qu’on…”, “il faut que tu…”. “il faudrait…“, “on devrait…”, il va falloir…“, “on va le faire…“, “on verra bien…“, “pensons-y…“, bref, “c’est comme si c’était fait!“. Et, souvent, force est de constater que rien ne se passe, et que l’idée en reste à ce stade avec un goût d’inachevé.

 

Les slogans de l’immobilisme renforcent l’idée que “ce n’est pas de notre faute

 

Tandis qu’une situation difficile s’enlise, qui n’a déjà exprimé “on n’y peut rien!”, “ce n’est pas notre faute!“, “on fait ce qu’on peut!“, “on n’a pas le temps!”, “on a déjà essayé, ça ne marche pas!“, “c’est les autres…, c’est le patron qui…, c’est l’état qui…!“, “on a des problèmes de communication”, “personne ne m’écoute!“, “c’est normal!“.  Il arrive alors que l’on s’enferme dans cette situation et que l’on en souffre durablement.

 

Serait-il possible d’envisager les défis sous un autre angle?

Peut-être vaut-il alors peine de s’observer et d’identifier à quel moment nous pratiquons l’un ou l’autre. Il est en effet souvent plus facile de se plaindre, de se trouver des excuses, de rejeter la faute sur les autres, plutôt que de prendre des initiatives. Bien sûr, la solution dépend rarement uniquement de nous. Il est néanmoins possible de remplacer le pourquoi “c’est ainsi” par comment faisons-nous pour…?

  • Comment faisons-nous pour nous sentir responsable de quelque chose ne dépendant pas exclusivement de nous?
  • Comment faisons-nous pour nous stresser pour un oui ou pour un non?
  • Comment faisons-nous pour manquer de temps , ce qui sous-entend aussi: où plançons-nous nos priorités d’action dans le temps dont nous disposons?
  • Comment pouvons-nous rencontrer des problèmes de communication? Qu’est-ce que nous refusons d’entendre , nous amenant à exprimer “on ne m’écoute pas!“. 
  • Comment faisons-nous pour échouer ce que nous entreprenons?

En s’efforçant de répondre à ces questions plutôt qu’à chercher des réponses à “pourquoi c’est ainsi , pourquoi est-ce que cela m’arrive, pourquoi… pourquoi…“, il devient alors possible d’ envisager la situation sous un autre angle et d’ ouvrir d’autres possibilités .

  • Je peux identifier les programmes, les règles en vigueur, explicites ou tacites (certains non-dits, aussi) et les anciennes solutions devenues obsolètes , qui imprègnent le fonctionnement actuel, de soi, de son couple, de ses relations, de son équipe, etc.
  • Lucide, je peux faire l’effort de désapprendre mes croyances et mes principes qui ont, jusqu’à cet instant, été utiles, motivants et facteurs de succès, mais qui, désormais, s’avèrent contre-productifs.
  • Je peux abandonner certaines attitudes, certains comportements, certaines stratégies, qui seraient désormais inadaptés , conscient du fait que, même si j’aime le marteau, il est certaines tâches qu’il serait difficile d’effectuer avec, par exemple changer une ampoule.
  • Je peux m’offrir de nouvelles perspectives en imaginant de nouvelles stratégies, fondées sur des idées neuves, porteuses de nouvelles valeurs, motivantes et valorisantes pour moi.
  • Enfin, je peux me permettre d’ appliquer un nouveau modèle de fonctionnement , individuel et/ou collectif, non seulement adapté à mes nouveaux souhaits mais aussi adapté à chaque personne, à chaque situation, tel un caméléon.

Pour cela, il faut toutefois accueillir le postulat suivant. Tout être humain agit avant tout dans son propre intérêt, quelle que soit l’action entreprise 

Ce postulat est à retenir, si tant est qu’il soit envisageable que nulle action n’est le fruit d’une pure bienveillance ou d’un pur altruisme  ; elle découle d’un besoin de réalisation de soi, que ce soit consciemment ou inconsciemment, qu’il est possible de qualifier d’égoïsme. Ainsi, tout être humain s’avère foncièrement égoïste. Avec cette honnêteté intellectuelle, il devient aisé d’envisager toute chose sous cet aspect simplifié : en quoi telle ou telle action nourrit mon propre égoïsme et celui de ma relation ?

Avec ce nouveau regard posé sur nos actions et sur nos activités , il devient possible de découvrir le rôle de nos modèles mentaux dans le processus d’apprentissage et de changement, en s’efforçant de plus en plus de s’appesantir sur des faits plutôt que sur des pensées, des opinions ou des émotions, dans le but d’exceller sous pression et de conserver un état d’esprit gagnant, quelles que soient les pressions de l’environnement.

Il convient alors d’ apprendre à maîtriser des techniques d’entraînement mental pour mobiliser et ressourcer notre propre énergie , pour cultiver une attitude positive de confiance, de plaisir et de calme, pour connaître et optimiser notre potentiel de façon constructive, productive et authentique et, ainsi, de tendre vers notre meilleur niveau .

 

Peut-être est-ce là une des clés pour vivre sa propre liberté : être capable de changer soi-même , non seulement pour montrer l’exemple, mais aussi pour laisser l’autre libre -et responsable- de ses choix , et d’ agir en conséquence en prenant la responsabilité de ce qui ne dépend que de soi .

 

Quel changement allez-vous entreprendre, qui ne dépende que de vous, pour améliorer votre situation?